Mercredi 8 décembre, le collectif Pas d’enfant à la rue a organisé une manifestation à Strasbourg. Une centaine de mineurs seraient concernés dans la ville, pour 159 à Lyon, selon l’association Jamais sans toit.

Des enfants qui dorment avec leur famille dans la voiture ou dans la rue avant d’aller à l’école. La situation n’est pas nouvelle, mais, depuis la rentrée scolaire, des parents d’élèves et des enseignants se mobilisent pour interpeller les pouvoirs publics et trouver des solutions d’hébergement. Notamment à Strasbourg, où ils ont demandé à la municipalité (EELV) d’agir en faveur de ces élèves.

Une cinquantaine de personnes ont ainsi manifesté, mercredi 8 décembre, devant le siège de l’Eurométropole, à l’appel du tout jeune collectif Pas d’enfant à la rue. Le mouvement est parti de l’école Paul-Langevin, dans le quartier populaire de Cronenbourg. Depuis le mois de juin, une famille avec deux enfants était aidée par des professeurs qui abondaient une cagnotte pour payer des nuits d’hôtel. Mais, depuis trois semaines, la famille dormait dans son véhicule. Alertée, la ville a trouvé une chambre d’hôtel pour cinq jours, puis le SIAO, le service intégré de l’accueil et de l’orientation, a pris le relais. La famille a désormais un logement jusqu’en mars. L’info a circulé, d’autres enseignants ont contacté l’équipe, puis des parents d’élèves ont suivi, et des associations de terrain ont fait remonter les cas d’enfants rencontrés en maraude. Tous les établissements de Strasbourg, même ceux du centre-ville, sont concernés.

Le collectif parle d’une centaine de mineurs – la ville de Strasbourg reconnaît près de 50 enfants sans toit – mais invoque la responsabilité de l’Etat dans l’hébergement d’urgence. De fait, depuis fin novembre, une cinquantaine de familles avec enfants sont logées dans un gymnase dans le cadre du plan Grand Froid, plusieurs d’entre eux sont des élèves connus du collectif.

Catherine, institutrice à l’école Paul-Langevin, espérait beaucoup de la rencontre avec les élus de la municipalité EELV à l’issue du rassemblement : « La ville a des bâtiments vides, ils ne sont peut-être pas aux normes, mais ça ne peut pas être pire que d’être en tente. » Finalement, aucune proposition concrète n’a été faite. « La ville a

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