Le circuit féminin de tennis a sans doute beaucoup à perdre financièrement à court terme à s’affranchir de la Chine, mais certains observateurs ne craignent pas pour sa survie économique, misant même sur des retombées positives.

En quelques semaines, il est passé du parfait inconnu, malgré son costume de patron du tennis féminin mondial, à « l’homme qui a osé dire non à la Chine ». Steve Simon, 66 ans, était jusque-là le très discret président de la Women’s Tennis Association (WTA), l’instance qui régit le circuit féminin de tennis. Son opiniâtreté à protéger ses joueuses s’était illustrée en 2016, quelques mois à peine après son arrivée à la tête de l’organisation, mais à l’époque, elle était loin de faire l’unanimité. « Maria [Sharapova] est une leader et je l’ai toujours connue comme une femme d’une grande intégrité », avait soutenu l’Américain lorsque l’ancienne numéro un mondiale russe avait été contrôlée positive au meldonium.

La prise de position de Steve Simon lui vaut un concert de louanges tant sur le circuit qu’en dehors

Cette fois, sa prise de position lui vaut un concert de louanges tant sur le circuit qu’en dehors. L’ancien directeur du tournoi californien d’Indian Wells a pris une décision aussi rare que culottée dans un monde du sport plutôt enclin à faire passer le porte-monnaie avant les considérations morales ou humanistes. Le 1er décembre, M. Simon a annoncé « la suspension immédiate de tous les tournois WTA en Chine, y compris à Hongkong ». Il en avait proféré la menace une quinzaine de jours après le début de l’« affaire Peng Shuai ». Le 2 novembre, l’ancienne numéro un mondiale en double a accusé de viol un ancien vice-premier ministre dans un message – aussitôt censuré –, publié sur le réseau social chinois Weibo, avant de disparaître près de trois semaines.

Entre-temps, la joueuse de 35 ans est réapparue dans un restaurant de Pékin, lors d’un tournoi de tennis organisé dans la capitale chinoise et dans un appel vidéo avec le Comité international olympique (CIO), sans convaincre la WTA. L’association est la première organisation sportive à s’opposer frontalement à la Chine, quand la plupart évitent de froisser la deuxième puissance économique mondiale. A commencer par le CIO, qui multiplie les

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