Partie des Etats-Unis, l’initiative a rallié l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada et le Royaume-Uni. Pour l’heure, l’Europe tergiverse et l’Asie écarte l’idée.

Qui assistera à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques (JO) d’hiver ayant lieu, du 4 au 20 février 2022, à Pékin ? Les sportifs, d’abord – la campagne #nobeijing2022, animée par les ONG de défense des droits humains mobilisées pour le Tibet, les Ouïgours du Xinjiang et Hongkong, n’a pas abouti à un front du refus. Des responsables politiques ensuite, mais lesquels ? Vladimir Poutine, le président russe, a annoncé sa venue. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, aussi. Pour l’heure, l’appel à un boycottage diplomatique des Jeux, parti des Etats-Unis, le 6 décembre, épouse une géopolitique restreinte et attendue. Joe Biden a entraîné ses plus proches partenaires de l’alliance du renseignement Five Eyes (Australie, Nouvelle-Zélande, Canada, Royaume-Uni), tandis que les Européens discutent et qu’en Asie l’idée est écartée.

Jeudi 9 décembre, la France a semblé hésiter. Le ministre de l’éducation et des sports, Jean-Michel Blanquer, a affirmé que Paris n’appuierait pas le boycottage, mais son entourage l’a aussitôt corrigé : « Sur le sujet diplomatique, c’est Jean-Yves Le Drian [ministre des affaires étrangères] qui dialogue actuellement pour trouver une position commune au niveau européen. » Plus tard, dans la journée, lors de sa présentation de la présidence française de l’Union européenne (UE), Emmanuel Macron a fait part de sa conviction personnelle : « Il faut raison garder », car le boycottage politique est, selon lui, « une mesure toute petite et symbolique ». Le chef de l’Etat a renvoyé à « une décision dans les prochaines semaines, en lien avec les Européens et le Comité international olympique », avec l’idée de « protéger tous les athlètes ».

Les Etats-Unis ont annoncé le boycottage politique des Jeux de Pékin en ouverture d’une semaine diplomatique intense où Joe Biden s’est entretenu avec Vladimir Poutine, avant d’animer le sommet pour la démocratie. Le message était clair : Washington souhaite dialoguer avec Pékin sur des sujets de possibles convergences (le nucléaire iranien ou le climat), mais ne manifestera

You Might Also Like

03 Comments

Leave A Comment

Don’t worry ! Your email address will not be published. Required fields are marked (*).

Get Newsletter

Advertisement

Voting Poll (Checkbox)

Voting Poll (Radio)

Readers Opinion