L’ancien directeur du renseignement intérieur est soupçonné d’avoir mobilisé son réseau afin d’espionner François Ruffin, député LFI et réalisateur de « Merci patron ! », pour le compte de LVMH.

Lorsqu’il réalisait Merci patron !, film primé d’un César du meilleur documentaire en 2017, François Ruffin était sous étroite surveillance. Pour le compte du groupe de luxe LVMH, l’ancien directeur du renseignement intérieur, Bernard Squarcini, est soupçonné d’avoir mobilisé ses réseaux d’enquêteurs privés afin d’espionner l’actuel député La France insoumise (LFI) et l’équipe du journal Fakir qu’il dirigeait alors. On y retrouve l’ancien juge à la Cour d’appel de Paris, devenu le directeur de la protection des actifs et des personnes de LVMH, Laurent Marcadier. Il a été mis en examen fin septembre pour notamment atteinte à la vie privée, exercice illégal d’agent de recherches privées, comme l’a révélé Mediapart. Il en va de même pour l’ancien policier reconverti dans l’intelligence économique, Hervé Séveno, et « le spécialiste » des questions de terrorisme, Jean-Charles Brisard, indique l’Agence France-Presse.

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Pour mener à bien ces investigations sur ce qu’il qualifie d’« organisation assez active d’extrême gauche », M. Squarcini a recouru aux services de la société i2F dirigée par Hervé Séveno, une connaissance de longue date avec qui il avait collaboré pour le compte de Veolia. Dès 2013, cet ancien policier, passé par la brigade financière, prétend disposer d’informations sur « la mouvance Fakir » à laquelle il s’était auparavant intéressé pour le compte du groupe Casino, l’un de ses principaux clients. « Ils vous ont ciblé [LVMH], mais sache que nous, on les a infiltrés », dit-il alors à M. Squarcini. Ce dernier répond : « Ah bien voilà, ça m’intéresse alors… »

Informations sur la vie privée de François Ruffin

L’année suivante, la société i2F se voit octroyer par M.Squarcini une mission d’enquête pour un forfait mensuel de 15 000 euros. M. Séveno sous-traite une partie du travail à Jean-Charles Brisard rencontré grâce un bon ami en commun : l’intermédiaire Alexandre

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