Les macronistes n’avaient pas vraiment vu venir la victoire de l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, candidate officielle du parti Les Républicains à l’élection présidentielle 2022.

Les angles d’attaque étaient prêts, les argumentaires travaillés à l’avance. Alors qu’ils s’attendaient, pour la plupart, à voir Xavier Bertrand – et dans une moindre mesure Michel Barnier – remporter le congrès du parti Les Républicains (LR), les macronistes se sont retrouvés pris de court par la victoire de Valérie Pécresse, samedi 4 décembre. N’ayant pas vraiment anticipé la désignation de la présidente de la région Ile-de-France, les fidèles du chef de l’Etat peinent à ajuster la riposte face à celle qui a affiché sa volonté de déloger Emmanuel Macron de l’Elysée, en le battant à l’élection présidentielle de 2022.

Dans la foulée de sa désignation, l’ex-ministre de Nicolas Sarkozy a ciblé sans attendre le chef de l’Etat en lui reprochant d’être un adepte « du zigzag et de la godille »« Emmanuel Macron n’a qu’une seule obsession, c’est plaire, moi je n’ai qu’une seule passion, c’est faire », a-t-elle lancé, en l’accusant, en outre, d’avoir « mené » le pays « dans le mur de la dette et des impôts ». En face, les macronistes ont répondu de manière désordonnée, sans parvenir à imposer un argumentaire audible face à leur nouvelle adversaire. Pire, plusieurs médias se sont fait l’écho de « l’inquiétude » du camp Macron face à la candidature de Mme Pécresse, dont le positionnement pro-business et pro-européen vient mordre sur le socle électoral de centre droit du locataire de l’Elysée.

De quoi agacer au sommet de l’Etat, où l’on juge urgent de ne pas renvoyer une impression de « fébrilité ». Afin d’interrompre cette mauvaise spirale, la stratégie à adopter face à la tête d’affiche de LR, ainsi que face aux autres adversaires de M. Macron, était au menu d’une réunion axée sur la « riposte », mercredi 8 décembre, au siège de La République en marche (LRM), en présence du porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, du délégué général de LRM, Stanislas Guerini, ou du patron des députés macronistes, Christophe Castaner.

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