Le journaliste ukrainien Stanislav Asseyev a été incarcéré pendant vingt-huit mois à Isolatsia, où les détenus sont torturés à huis clos. Il livre un témoignage rare.

Avant la guerre, en Ukraine, Isolatsia était un grand centre culturel de Donetsk, dans le Donbass, dans l’est du pays. On s’y pressait pour admirer les expositions, installées au cœur d’une ancienne usine de matériaux isolants. Quand le conflit a éclaté en 2014 avec les séparatistes prorusses, soutenus par Moscou, le centre d’art contemporain s’est métamorphosé en prison secrète, lieu de tortures et base militaire de la République autoproclamée de Donetsk. Depuis, le « ministère de sécurité d’Etat », les services secrets de cette province séparatiste, y enferme ceux qu’il considère comme des « ennemis du peuple ». Tout se déroule à huis clos : aucune organisation de défense des droits humains n’y a jamais eu accès.

Le journaliste ukrainien Stanislav Asseyev, lui, a passé vingt-huit mois à Isolatsia, surnommé le « Dachau de Donetsk » par d’anciens détenus. Originaire d’une ville minière du Donbass, il couvrait le conflit lorsqu’il a été enlevé, en mai 2017. Incarcéré pour « espionnage », il a été témoin des sévices perpétrés sur l

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